Episode 3 : Parlons un peu de compost


Amis jardiniers bonjour, et bienvenue au potager qui dit non aujourd’hui je vais donc vous parler compost et compostage en, fait, chacune des parcelles, ici sur ces jardins familiaux bénéficie, ou est équipée d’un composteur de ce type c’est très bien, ces composteurs font 620 litres de contenance ils sont donc fabriqués en plastique recyclé et recyclable d’ailleurs, c’est une très bonne idée ils sont parfaitement adaptés à la surface des parcelles qui sont les nôtres ici et la plupart de ces composteurs sont effectivement utilisés par les jardiniers on compte quand même 5 millions à peu près de composteurs individuels en France c’est une preuve s’il en fallait une de l’efficacité de ce dispositif Essayons de comprendre ce qu’est le compost, et comment il se forme le compost est obtenu à partir du recyclage de déchets organiques, évidemment et ça va produire un matériau fertilisant, naturel donc le compost, en quelque sorte, est écologique puisqu’il permet de limiter la quantité de déchets verts exportés c’est déjà intéressant en soi il aussi, par ailleurs, économique ce compost, puisqu’il est gratuit finalement à produire et enfin, il y a aussi un intérêt biologique puisqu’il contribue en quelque sorte à l’amélioration du sol puisqu’il améliore la fertilité, à terme, du sol mais surtout, la structure, notamment des sols lourds; ou argileux le compost va aussi permettre le réapprovisionnement en humus, du sol, ça aussi c’est important, il faut savoir qu’il y a à peu près 2% de l’humus du sol qui est perdu chaque année parce que cet humus est minéralisé, ce qui est un processus normal, et naturel et souhaitable même, puisque c’est cette minéralisation qui approvisionne la solution du sol en sels minéraux, qui vont alimenter les végétaux ensuite le compost est également utilisable incorporé aux substrats pour les semis, mais dans ce cas, il faudra prendre la précaution de le tamiser préalablement bon je crois que tous les jardiniers sont d’accord sur les multiples intérêts de ce produit qu’est le compost ça c’est à peu près clair alors comment obtenir un bon compost, à partir d’un composteur de ce type il y a 3 règles à respecter d’abord, il faut bien mélanger les matières vertes, azotées, et les matières brunes, carbonées ça c’est important, dans de bonnes proportions ensuite il faut aérer le compost de temps en temps, car l’oxygène est indispensable aux micro organismes aérobies qui vont prendre en charge ces déchets verts et assurer leur transformation enfin, il faut veiller à ce que ce compost soit humide en permanence sans jamais être noyé pour autant mais assurer une bonne humidité dedans, c’est quelque chose de souhaitable ce compost, plus il est mûr, et moins il active la vie biologique du sol même s’il garde des propriétés, en termes d’aération du sol notamment ou de fertilité, à plus long terme le produit fini est certes très intéressant, à plus d’un titre comme nous venons de le voir, mais le processus, est quand même à observer dans son ensemble on sait que la transformation du produit va s’opérer grâce au travail de tout un tas de micro organismes présents dans le sol en très grande quantité d’ailleurs et les déchets à traiter, vont donc nourrir, alimenter, ces micro organismes mais dans le composteur !! pas dans notre sol… de plus, le compostage libère une grande partie de carbone, sous forme de CO2 parfois même sous forme de méthane lorsqu’il y a fermentation ce qui correspond à une mauvaise manipulation de ce compost à un mauvais compostage, en quelque sorte mais dans tous les cas, ce carbone est irrémédiablement perdu pour notre sol ce qui est quand même dommage vous savez maintenant que je considère mon sol comme un partenaire vivant et essentiel à la réussite de mes cultures alors, pour moi, la question se pose clairement pourquoi nourrir les organismes enfermés dans le composteur plutôt que ceux de mon sol ? l’enjeu c’est aussi de maintenir un maximum de biodiversité dans mon sol par “biodiversité”, j’entends un maximum d’individus et aussi un maximum d’espèces représentés puisque c’est cette biodiversité, qui va quelque part garantir une régulation naturelle des agents pathogènes et autres ravageurs peut être, de nos cultures alors, forts de ces arguments, nous avons choisi une alternative, c’est ce qu’on appelle le compostage de surface tous nos déchets domestiques compostables, ainsi que les déchets verts issus du potager sont utilisés en couverture du sol ces déchets sont ainsi directement en contact avec les organismes détritivores du sol, qui vont les prendre en charge et en tirer profit, pour le plus grand bien de notre terre nous capitalisons ainsi le carbone de nos déchets au lieu de le laisser s’échapper dans l’air et le tenons à disposition du sol ce compostage de surface est à réaliser toute l’année les déchets ici, sont bientôt recouverts par une couche assez épaisse de foin on y reviendra un peu plus tard ce qui est important, c’est que les organismes du sol qui sont ici mis à contribution vont aérer ce sol, et entretenir sa porosité ce qui va permettre une très bonne circulation de l’air et de l’eau dans notre sol le plus gros de ce travail étant réalisé, évidemment, par les lombrics donc, en l’absence de tassement, ou de piétinement de nos parcelles nous n’aurons à terme, c’est à dire probablement à compter de l’année prochaine, plus besoin de travailler notre sol, du tout voilà ce que je pouvais vous dire sur la manière de gérer nos déchets verts et de nourrir notre sol dans le même temps alors, on ne vas pas renoncer du tout à notre composteur il aura toujours son utilité, notamment pour accueillir les déchets de légumes racines, un peu encombrants betteraves, céleris, etc. qui pourraient être plus compliqués à composter en surface allez, je vous dis à très bientôt au potager qui dit non !!

4 thoughts on “Episode 3 : Parlons un peu de compost

  1. bonjour potager qui dit non, très bonne vidéo je vois que comme moi tu as une préférence pour le compostage de surface, et j'aimerais apporter un petit plus en ce qui concerne ce dernier , c'est qu'il réchauffe le sol plus rapidement au printemps ce qui permet quelque plantation avancées. je parle aussi du compostage de surface dans mes vidéos.
    cordialement..

  2. Bonjour,

    Le geste de compostage de surface à froid est parfait exergétiquement https://fr.wikipedia.org/wiki/Rendement_exergétique

    Il permet de recycler avec de moindres pertes une énergie qui autrement serait perdue dans une quelconque plateforme de compostage, ou pire un incinérateur de déchets ménagers.

    Les bactéries libres du sol, nitrifiantes, se multiplient en l'absence de lumière et couvrent le potager d'un amendement prêt à arroser les racines des plantes d'un azote minéralisable selon le coefficient de minéralisation (K2) : en substance, elles "pissent et chient" de l'azote directement assimilable par les plantes en mangeant du carbone. Pour construire une maison accueillante pour les fixateurs libres il faut les priver de rayonnement UV en couvrant leur nourriture, les déchets de cuisine et les déchets verts du potager, d'un épais paillage de matière carbonée antiphotolityque.

    D'autre part les lombrics viendront chercher en surface ces déchets carbonés qu'ils adorent ruminer. Les racines des plantes viendront coloniser leurs galeries et ils les arroseront aussi de leur "pisse" riche en fertilisants.

    On conçoit donc qu'on peut perfectionner encore le compostage à froid des déchets ménagers en prenant soin de les couvrir d'une épaisse couche de matière à fort taux de carbone. Ce qui a pour autre avantage de boucler la boucle du carbone.

    Les 600 grammes de CO2 produits par kilo de matière compostée en tas, il faudrait les compenser carbone. Ce qui est le contraire de la voie choisie en pratiquant un potager bio !

    Un problème se pose : comment importer cette matière carbonée sans nuire au système écologique d'où elle a été exportée…

    Une plante entière donne 10 tonnes de matière sèche par Ha. Il faut considérer le poids en matière sèche par Ha des racines.

    Et soustraire le poids en matière sèche exportée.

    On remarque que fort de ces connaissances, il serait possible d'amender un petit potager rien qu'avec les déchets ménagers d'un petit foyer, sans rien composter en tas et sans apporter d'autre amendement de l'extérieur ! Il s'agit d'apprendre à construire le plus simplement possible un toit pour la maison des fixateurs libres de l'azote de l'air et des lombrics.

    Fukuoka l'avait écrit dans "l'agriculture naturelle" et "la révolution d'un brin de paille" : "Il suffit d'épandre de la paille".

    Mais l'art est difficile, car il faut trouver la bonne quantité de paille, le geste d'épandage de la paille, la bonne dimension du brin de paille, la bonne saison pour installer le paillis, etc. etc. etc. quand on sait que Masanobu Fukuoka a pris toute une vie pour perfectionner sa technique…

    C'est un petit miracle très complexe que certains redécouvrent longtemps après le maître japonais de l'agriculture naturelle et parviennent difficilement à systématiser.

  3. bonjour ,pourquoi entasser les dechets du jardin dans un composteur qui degage un gaz plutot que de deposer les dechets directement sur les bandes de culture qui aurait plusieurs fonctions amandement pour les plantes ,paillage et nourriture pour les vers

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